Maison

    Qui Sommes-Nous?

Notre Vision

Benin Borgou

Diaspora Borgou    

   Contacter-Nous?  

 

 

 

 

 

 

Appel a la Diaspora  Borgou

USA CANADA
LONDRES FRANCE
ALLEMANGNE BELGIQUE
JAPON CHINE
GABON COTE D'IVOIRE
SENEGAL TOGO
NIGERIA  

A travers Borgou 2010

Le Fromage Peulh Wagashi du Borgou deviendra officielement le Fromage Africain ou African Cheese

Le Bois Teck  du Borgou sera  plus Exposé au Monde Exterieur  

Le Parc National Pendjari  fera l'objet d'un Documentaire Internationale  

Le Poids Touristique du  Borgou mieux Exposé

La Première Pierre Diaspora Borgou sera posée

Les Étudiants de l’Université de Parakou bénéficieront   d’ordinateurs et d’autres matériels……..

 

 

 


 

 

 


 

Abdoulaye Issa fut l’un des pionniers de la Révolution, avec d’importantes responsabilités assumées. Il fut, entre autres, membre du comité central du parti de la révolution populaire du Bénin. C’est ce digne fils de Parakou, décédé depuis des lustres dans des circonstances particulières.

 

 

 

 

 

Disparus dans la fleur de l’âge

    Quand il meurt le 1er Avril 1977 des suites d’un accident de la circulation, Abdoulaye Issa était dans sa 32è année. Adjo Boco Ignace avait 40 ans quand la maladie a eu raison de lui à Cuba, le 15 octobre 1982, où il était resté de longs mois pour suivre des soins appropriés. Tous deux sont donc morts dans la fleur de l’âge, alors qu’ils assumaient des responsabilités de premier plan dans le régime mis en place après le coup d’Etat du 26 Octobre 1972, qui a constitué un tournant capital dans l’histoire contemporaine du Bénin. Le militantisme de Abdoulaye Issa et de Adjo Boco Ignace tire sa source dans l’Union générale des élèves et étudiants du Dahomey (UGEED) qui, à la fin des années 1950 et dans les années 1960 et 1970, a été la grande école de formation pour tous les jeunes intellectuels qui ne voulaient pas être en marge des débats engageant le devenir du nouvel Etat indépendant du Dahomey. Dans le même temps, ils étaient aussi des animateurs de premier plan de mouvements de jeunes de leur circonscription administrative d’origine; l’Organisation de la jeunesse de la sous-préfecture de Dassa-Zoumè OJSD) pour Adjo et pour Abdoulaye, le Front d’action commun des élèves et étudiants du nord (FACEEN) dont il a été l’un des principaux fondateurs. La création du FACEEN fut un moment d’épreuve pour le mouvement étudiant du Dahomey et au niveau de l’UGEED, le Front a été longtemps considéré comme un instrument que les hommes politiques originaires de la partie septentrionale entendaient utiliser pour briser l’unité des élèves et étudiants dahoméens face au pouvoir. Au FACEEN, on s’est toujours défendu d’être un « cheval de Troie » au sein du monde scolaire et étudiant. On mettait plutôt en exergue les spécificités des problèmes que devaient affronter les élèves et étudiants du Nord – qu’il y soient natifs ou installés momentanément du fait de l’affectation de leurs parents pour raison de travail – pour justifier la création de cette organisation. Le FACCEN, qui en 1971 refusa de participer à Parakou aux manifestations du onzième anniversaire de l’indépendance, subit les foudres du Conseil présidentiel qui interdit la tenue de son deuxième congrès ordinaire. Du coup, cette rencontre se fit dans la clandestinité.

   De la théorie à l’action

   Dans la fièvre qui caractérisait les associations et mouvements des jeunes et étudiants à la veille du coup d’Etat militaire du 26 octobre 1972, Adjo Boco Ignace et Abdoulaye Issa furent parmi les fondateurs et principaux animateurs du Front uni anti impérialiste de la jeunesse du Dahomey (JUD). Les jeunes intellectuels qui participèrent à l’élaboration du discours programme du gouvernement militaire révolutionnaire de novembre 1974 sont issus de cette organisation dont la mise en place a constitué une étape significative en son temps dans le processus d’unification des forces juvéniles. C’est dans cette dynamique qu’il faut sans doute comprendre la décision des deux jeunes leaders de passer de la phase de la réflexion théorique à l’action sur le terrain en acceptant d’occuper des postes de responsabilité au sein des structures politiques et administratives de l’Etat révolutionnaire naissant. La présence de Abdoulaye Issa et Adjo Boco Ignace au sein du Conseil national de la révolution (CNR) et à la tête de la province de l’Atacora pour le premier et du Borgou pour le second, va être un sujet de polémique, pour ne pas dire un scandale, pour nombre de leurs camarades de la JUD. Et, quand, dans le cadre de l’application du discours programme du régime, ils choisirent de s’engager à travers des actes concrets dans leurs sphères de compétences, la plupart de leurs compagnons de route des luttes estudiantines choisirent, d’une manière voilée pour les uns et radicale pour d’autres, de les considérer comme des adversaires politiques. Cette adversité politique ne déboucha pas, heureusement, sur des règlements de compte tragiques, mais donna plutôt lieu à des débats idéologiques dont bon nombre de ténors sont aujourd’hui des leaders de partis politiques créés à la veille et au lendemain de la conférence nationale de Février 1990. Sur le front de l’administration territoriale où ils choisirent d’aller vivre les réalités du terrain, Abdoulaye Issa dans la province de l’Atacora (actuels départements de l’Atacora- Donga) et Adjo Boco Ignace dans le Borgou (actuels départements du Borgou-Alibori), s’employèrent à jeter les bases d’une organisation véritablement au service des populations. Dans l’Atacora, en particulier, en trois années d’exercice, Abdoulaye Issa a arrêté et mis en oeuvre les grandes lignes d’une politique de développement pour cette région considérée alors comme un « goulag », une colonie pénitentiaire pour fonctionnaires indésirables par leurs hiérarchies. Quand il succombait le 1er avril 1977 des suites d’un grave accident de circulation, il laissait une province où les populations vivaient l’expérience des régies mises en place pour répondre aux besoins notamment en matière de transports, de stockage et de transformation de produits vivriers. Dans le Borgou où il a exercé la fonction de préfet avant d’être porté à la tête de l’Assemblée nationale révolutionnaire (ANR), Adjo Boko Ignace a fait preuve d’une détermination qui a fini par nourrir bien de rumeurs et d’anecdotes au sujet de la maladie qui va l’éloigner pendant quelques années du Bénin pour aller recevoir des soins à Cuba. L’insuffisance rénale qui finira par avoir raison de lui dans sa quarantième année sera expliquée et interprétée de mille manières, surtout dans le contexte de la fameuse lutte antiféodalité dont lui tout comme Abdoulaye Issa en tant que membres des structures dirigeantes de l’Etat révolutionnaire étaient considérés comme les cerveaux. Dans l’histoire du militantisme des jeunes en politique, Abdoulaye Issa et Adjo Boco Ignace ont été au bout de la logique qui guidait leur engagement. Leur disparition, dans l’intervalle d’une décennie du processus politique auquel ils ont décidé d’associer leurs noms, a constitué sans aucun doute un tournant dans le jeu des rapports de force au sommet de l’Etat. Il reste que les principaux acteurs de cette période de l’histoire contemporaine du Bénin, acceptent d’apporter les éclairages nécessaires pour permettre à la jeunesse de situer ces actions dans une perspective d’approfondissement et de consolidation des acquis des pionniers du militantisme juvénile, qu’ils soient décédés ou encore sur la scène politique. NDLR : Le journal serait heureux de recevoir des contributions pour faire découvrir d’autres animateurs de l’histoire du militantisme de la jeunesse béninoise.

TIRE DU  BLOG DE Benoît ILLASSA

 

Qui est Abdoulaye Issa?

 

 



 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Copyright © 2008 Borgou 2010. All rights reserved.